De bons présages, Terry Pratchett & Neil Gaiman

Prière de s’y intéresser avant la fin du monde…

bonpresages

De bons présages… c’est exactement ce à quoi on pense lorsqu’on voit les noms de Terry Pratchett et de Neil Gaiman associés sur une couverture de roman.

L’histoire… c’est celle de la préparation de la fin du monde par toutes les forces mystiques concernées… c’est celle de l’affrontement entre le Bien et le Mal… c’est celle du quotidien d’une bande d’enfants désobéissants pendant les grandes vacances d’été. Les personnages sont aussi variés que stéréotypés et très régulièrement ridicules et pourtant attachants et par un bon tour de force réussissent à cohabiter dans un même récit. (mention spéciale pour les quatre motards de l’Apocalypse (avec la participation d’un personnage archi connu chez Pratchett)) !

Mais surtout, (ce qui me fait invariablement beaucoup apprécier ces auteurs, c’est que leur humour n’est jamais gratuit ou désintéressé) cette lecture est l’occasion de questionnements beaucoup plus profonds qu’il n’y paraît sur l’avenir de l’espèce humaine, sur ce que nous faisons subir à notre planète et dont nous ne semblons pas vraiment prendre mesure où nous en inquiéter.

C’est la parole d’un enfant qui s’interroge et comprend finalement très bien les enjeux des guerres mondiales et ceux de la politique internationale.

Mais bien sûr puisque que tout cela est amené par Messieurs Pratchett et Gaiman, il faut arriver à lire entre les lignes d’une écriture (sans surprise) très fine. Comme à l’accoutumée chez ses deux auteurs, à chaque détour de page une référence, de l’humour noir et caustique, une métaphore ciselée font que l’on rit beaucoup durant cette lecture mais que l’on en sort aussi moins bête ! (même si on se dit que l’on est quand même probablement passé à côté d’un paquet de subtilités distillées ici et là).

Pas étonnant quand on a déjà un peu lu les deux auteurs séparément et malgré l’écriture commune on ne se perd pas et on reconnaît les habitudes littéraires de chacun.

« Si vous voulez imaginer le futur, imaginez un petit garçon, son chien et ses amis. Et un été qui n’en finit pas.

Et si vous voulez imaginer le futur, imaginez une botte…non imaginez un tennis aux lacets défaits qui tape dans un caillou ; imaginez un bâton, pour tâter les objets intéressants, pour le lancer à un chien qui le ramènera ou pas, selon son humeur ; imaginez un sifflotement sans mélodie, qui massacre une malheureuse chanson populaire jusqu’à la rendre méconnaissable ; imaginez une silhouette dont la moitié est un ange, la moitié un démon, et le tout est humain…

…qui fait route, épaules avachies, vers Tadfield.

…pour toujours. »

 

G.

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