Miniaturiste, Jessie Burton

 

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(Ed Gallimard, Collection Folio, 2015, 545 pages)

Nella Oortman n’a que dix-huit ans ce jour d’automne 1686 où elle quitte son village pour rejoindre à Amsterdam son mari, Johannes Brandt. Homme d’âge mûr, riche marchand, il vit dans une opulente demeure entouré de ses serviteurs et de sa sœur, Marin, une femme restée célibataire qui accueille Nella avec une extrême froideur. Johannes offre à son épouse une maison de poupée représentant leur propre intérieur, que la jeune fille entreprend d’animer grâce aux talents d’un miniaturiste. Les fascinantes créations de l’artisan permettent à Nella de mettre peu à peu au jour de dangereux secrets… 

Pour ce livre, l’auteur s’est inspiré de la vraie maison de poupée ayant appartenu à la vraie Nella Oortman, qui est une jeune femme néerlandaise. Cette maison de poupée est visible dans la collection permanente du Rijksmuseum à Amsterdam.

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Si cette maison de poupée est le point de départ du récit pour l’auteur, le reste de l’histoire n’est pas inspiré de la vie de Nella Oortman.

Je me suis très vite fait aspirer par ce roman. Le récit de la vie de cette jeune fille mariée à un homme plus âgé, par arrangement, et qui pourtant garde de grands espoirs au sujet d’un mariage qu’elle pourrait arriver à chérir avec le temps, ses désillusions et la façon dont les événements de la vie vont l’amener à évoluer m’ont beaucoup plu.

Ce qui à mon sens n’est qu’un élément secondaire du récit au départ, à savoir la place des femmes dans la société Amstellodamoise du XVII ème siècle, s’affiche dans toute son ampleur une fois que l’on referme le livre et que l’on prend un peu de recul. Si les personnages se plaisent à répéter à quel point elles se sentent prisonnière de règles sociétales pendant toute l’histoire, force est de constater qu’en plus d’être très présente, elles sont fortes , décisionnaires et dirigent malgré tout leur vie comme bon leur semble.

Plusieurs éléments du roman, même s’il se déroule dans les années 1680, trouvent un écho à notre quotidien selon moi.

En revanche, l’autrice parvient à nous faire revivre l’Amsterdam de ces années là dans ces descriptions et personnellement j’ai beaucoup aimé cette ambiance déroulée entre les canaux de la ville et les grands voyages autour du monde aux odeurs des épices orientales.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture et j’ai dévoré les quelques centaines d pages en quelques jours. J’aurais peut-être apprécié que la fin soit un peu moins rapide, un peu plus développée ne me laissant pas ce petit sentiment d’inachevé.

G.

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4 réflexions sur “Miniaturiste, Jessie Burton

  1. Même chose. Ton lien sur Livraddict a suscité mon intéret etje suis venu lire cette chronique qui donne envie…
    Allez, je vais me lancer. J’aime les livres historiques et j’ai envie de changer des polars que je lis en ce moment…
    Merci de ta chronique..

    Aimé par 1 personne

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