Les années cerises, Claudie Gallay

années cerises

A l’école, on l’appelle l’Anéanti. Pas seulement parce qu’il collectionne les zéros : sa maison, à l’écart du village, est menacée d’être engloutie par une falaise qui s’effrite peu à peu. Et alors que tous : autorités, voisins, famille, conseillent à ses parents de déménager le plus rapidement possible, ils s’accrochent à leur chez-eux. La mère surtout, qui ne se soucie guère de rassurer son fils et distribue les claques plus facilement que les câlins. C’est dehors que le jeune garçon trouve de l’affection et des raisons d’aimer la vie : en s’occupant des animaux de la ferme de pépé et mémé, en rêvant à la grande sœur de son ami Paulo, en faisant de la balançoire sur le cerisier planté au bord du gouffre..

J’ai découvert Claudie Gallay avec « les Déferlantes » que j’avais beaucoup aimé il y a quelques années. Quand « les années cerises » a croisé ma route, je n’ai donc pas hésité avant de l’emmener.

Ici l’écriture est plutôt légère bien qu’elle serve un propos plus profond qu’il n’y paraît. De fait, l’histoire est racontée du point de vue du personnage principale, un jeune garçon un peu différent.

Ce qui ne change pas, c’est la capacité de l’autrice à nous faire partager les émotions ressentis pas ses personnages. J’ai lu ce roman de 173 pages d’une traite et me suis laissé emporter par l’histoire. Et c’est surtout la douleur et les peines de chaque personnage que j’ai trouvé palpables et qui m’ont le plus touchée. Ce sont surtout des êtres en souffrance qui sont ici dépeints, et leurs difficultés à communiquer leurs émotions entre eux, passées à la plume de Claudie Gallay, rend le tout vraiment touchant.

Le personnage principal enfin, témoin et rapporteur des incohérences des adultes parfois, de leur incapacité à vivre les choses simplement souvent… cette colère qu’il porte en lui de façon voilée mais qu’il ne peut empêcher d’exploser parfois mettant ses parents face à une réalité dérangeante… cela force la réflexion.

Le fait que ce soit un enfant qui raconte l’histoire de façon si délicate malgré tout,  plonge le lecteur, je trouve, dans une forme de nostalgie. Bien que ce roman soit très différent des Déferlantes, j’en ai vraiment apprécié la lecture.

 

G.

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