L’ombre du Golem, Eliette Abecassis et Benjamin Lacombe

L-ombre-du-golem (Editions Flammarion (jeunesse), 2017, 167 pages, ISBN 9782081372719)

A Prague, en 1552, les Juifs sont persécutés. Un rabbin crée un être de glaise chargé de protéger sa communauté. Alors, le pouvoir en place, inquiet, enlève Zelmira afin de l’utiliser comme monnaie d’échange contre le Golem, cet être fantastique.

Collaboration entre Eliette Abecassis et Benjamin Lacombe, l’ombre du Golem est un conte joliment emmené et qui revient sur un épisode pourtant assez dur de l’histoire des Juifs.

d48a8eb_14646-1g6upht.zgi0aoflxr

L’histoire se passe à Prague sous le règne de Rodolphe II, pèriode où déjà les personnes de confession juive étaient rassemblées dans des quartiers délimités, déjà désignés sous le nom de ghetto. Cela permettait l’organisation de rafles et de tueries d’autant plus efficaces que le quartier pouvait être clos au besoin.

Le conte ici bien qu’abordant un sujet difficile, réussit l’exploit d’être plutôt léger. Le personnage de Zelmira, petite fille curieuse, est le témoin de son époque et des changements en cours.

Le texte d’Eliette Abecassis, coupés en courts chapitres est plutôt délicat et fluide. Il est illustré par les magnifiques dessins de Benjamin Lacombe qui viennent le rythmer tout en apportant une part un peu plus sombre.

J’ai beaucoup apprécié cette lecture qui fut par ailleurs plutôt courte mais efficace. Peut-être davantage destinée à un public jeune, elle amène en finesse la question du génocide religieux sans le nommer, tout en conservant une part de naïveté par le regard enfantin de Zelmira.

Mon seul petit bémol ira à la représentation que fait Benjamin Lacombe de Zelmira (certes petites filles blonde aux grands yeux) mais qui ressemblent pour moi énormément à son Alice (du pays des merveilles) à certain moments.

ombre-du-golem-benjamin-lacombe

G.

Publicités

3 réflexions sur “L’ombre du Golem, Eliette Abecassis et Benjamin Lacombe

  1. Je n’ai pas trop adhéré à l’histoire bien que j’ai adoré les dessins, c’est du grand Benjamin Lacombe! Je suis d’accord avec toi quand tu dis que Zelmira ressemble quelque peu à Alice, ça m’avait aussi effleuré l’esprit pendant ma lecture. ^^

    J'aime

    • L’histoire est très courte, ce n’est pas facile de prendre le temps d’y entrer vraiment. Pour ça je pense que le livre s’adresse davantage aux enfants. Et pour la ressemblance… je me souviens m’être dit qu’il s’était pas trop cassé la tête. .. mais c’est rai que zelmira est décrite comme ça.

      J'aime

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s