Arboria, le monde entre les arbres, Anthony Stefano

arboria

( mars 2018, autoédité, 208 pages, ISBN : 978-1-973550-82-2)

Il s’en passe des choses à Durbuy, dans la plus petite ville du monde. Alexander, Hope, Meredith et Amy passaient de magnifiques vacances avec leurs parents dans une maison à l’orée d’une forêt lorsque par inadvertance ils découvrirent un portail menant à une contrée fantastique peuplée de nains, de gnomes et un tas d’autres créatures plus étranges les unes que les autres. Cependant, ils ne seront pas les seuls à chercher un moyen de retourner dans leur monde. Une mystérieuse sorcière tente de localiser le portail depuis plusieurs siècles.

Lorsque j’ai débuté la lecture de ce roman, j’ai tout d’abord dû m’accrocher un peu pour rester dans l’histoire. En réalité cela n’a duré que quelques pages mais adepte que je suis des gros pavés, lorsqu’un roman de seulement 200 pages me semble démarrer trop doucement, cela me fait craindre pour le reste, me demandant comment peut-on ensuite vivre des péripéties sur le « peu » de pages restantes. 

Eh bien, en réalité, je me suis bien trompée . Car si en effet, l’auteur prend quelques pages pour installer ses personnages, la suite n’est qu’aventures et péripéties.

Si Arboria se donne des airs de roman jeunesse… je pense qu’il est en effet accessible aux plus jeunes… le roman vient malgré tout questionner à travers son propos plusieurs sujets. En effet, nous suivons les aventures d’un groupe d’enfants dans un monde imaginaire, dont ils ne sont pas les premiers visiteurs et dont l’entrée se trouve dans le passage entre deux arbres dans la forêt. Cependant, qui de plus subtil qu’un enfant pour venir mettre les adultes (le lecteur n’y échappe pas), face à leurs contradictions?

Du coup, de façon complètement innocente , ces enfants vont, mine de rien, s’étonner d’un monde où les hommes sont devenus les ennemis car ils ne souhaitent plus vivre en harmonie avec la nature. Cette nature est ici personnifiée à travers différents personnages qui en sont partie intégrante où la soigne. De même, la guerre est également le fait des hommes et vient par ce biais bouleverser le fonctionnement de tout un monde.

Enfin, il ne fallait pas me pousser beaucoup plus fort pour être convaincue mais j’ai définitivement basculée lorsque l’un des enfants s’est questionné sur le fait que les animaux ne soient pas effrayés par leur présence et qu’il lui a été répondu que la consommation d’animaux était à Arboria quelque chose de monstrueux , seulement perpétré par les hommes. En tant que végétarienne, le fait que cet élément soit amené de façon complètement naturel m’a beaucoup plu, d’autant que c’est suffisamment rare pour être souligné.

Les personnages, qu’ils soient humains ou non ne sont pas parfaits. Les méchants, même les pires présentent également tous un aspect qui nous les rend plus touchants ou compréhensibles. Pas de manichéisme gratuit ici non plus et c’est également appréciable.

L’écriture d’Anthony Stefano est fluide, vivante par les nombreux dialogues présents et suffisamment simple pour être largement accessible. La description des différents lieux est suffisamment imagée pour faire voyager le lecteur malgré lui. Le rapport à la nature est ici développé de façon très importante, nous rappelant en toute fin la responsabilité que chacun de nous a dans tout ce système.

A différents moments de ma lecture, le roman m’a fait pensé à L’histoire sans fin de Michael Ende où aux Mondes de Narnia de C.S. Lewis. J’ai lu ce roman très rapidement, emporté par ma curiosité de savoir comment tout cela allait se terminer.

En conclusion, j’ai beaucoup apprécié ce moment passé à Arboria qui m’a fait retombé pour un moment en enfance tout en questionnant de sujets plus adultes. L’auteur a développé ici un imaginaire très riche qu’il partage gracieusement avec ses lecteurs et je le remercie d’ailleurs de m’avoir fait confiance en me laissant y passer un peu de temps. je recommande cette lecture à tous, petit ou grand, qui souhaiterait s’évader un peu du quotidien. (pour trouver le livre, c’est ici)

G.

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