Du Feu de l’Enfer, Cédric Sire

Éditions Presses De La Cite, Collection Sang d’Encre, 2017, 560 pages,
ISBN : 2258115698

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 






Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures.
Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et sœur.
Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle.
Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas.
Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang. 

J’ai eu très envie de lire ce livre car c’est le premier thriller sans élément fantastique de l’auteur et pas le moins addictif pour autant !

En effet, Cédric Sire nous embarque dans un thriller terrifiant, nous transporte dans un roman macabre, haletant et extrêmement violent.

Nous allons suivre Manon qui a une vie plutôt paisible et son frère Ariel, à qui les emmerdes collent à la peau. Ils vont ici essayer de se dépêtrer dans un nid de frelons dans lequel Ariel vient de les plonger.

Je n’ai eu aucun mal à entrer dans l’histoire, bien au contraire, mais avant d’aller plus loin il faut savoir que vous ne ressortirez pas indemne de cette lecture.

Dans ce roman il va être question de meurtres, de gore, d’horreur, d’enquête, de cache cache, de rituels sataniques, de sang, beaucoup de sang, et ce, dès les premières pages.

Tous les ingrédients d’un bon page turner sont présents selon moi : les chapitres sont courts et alternent les points de vues, descriptions courtes mais efficaces, c’est presque un film dans ma tête (et d’ailleurs certains films sont cités pour nous mettre encore plus dans l’ambiance), je me suis attachée à Manon rapidement également, même si je n’aimerais vraiment pas être à sa place.

J’ai aussi beaucoup aimé que ce roman nous fasse découvrir le métier de Manon, la thanatopraxie, dont on parle généralement assez peu. Ce métier nous est présenté avec beaucoup de respect et presque de « beauté ».

J’ai eu tout le long de ma lecture, un petit malaise dans un coin de la tête, non pas à cause du côté gore du livre, mais parce que je ne pouvais m’empêcher de me dire que cela pourrait en partie être plausible dans la vie. Arf, j’espère bien que ça ne l’est pas, mais quand même. ^^ C’est probablement ce qui m’a mise autant mal à l’aise.

Bref, ce livre s’adresse à un public averti, avec le cœur bien accroché mais il reste, selon moi une pépite du genre.

Je vous laisse sur ce court extrait qui j’espère vous rendra curieux :

« On n’arrêtait pas les cauchemars. Ni maintenant, ni jamais. Essayer de les affronter ne faisait que les rendre plus forts. Essayer de remonter leur piste ne pouvait que ramener aux territoires insaisissables de l’âme et à la nuit absolue, insondable, dont ils étaient issus. Insidieux. Instoppables. »

S.

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