Vermines, Mantis. V

Éditions Librinova, 2020, 233 pages, ISBN : 1655907867

Ce livre n’est pas une confession, jamais je ne me repentirai de mes actes. Je ne m’attends pas à être compris. Comment pourriez-vous me comprendre, vous qui nagez à la surface ? Je sais que je fais partie de l’humanité, comme une cellule cancéreuse fait partie d’un corps. Jusqu’à présent, j’avançais masqué parmi vous, craignant d’être découvert, vivant dans l’angoisse d’être fustigé si par malheur mon masque venait à tomber. Aujourd’hui je n’ai plus peur. Je sais maintenant que je suis porteur de forces dont la nature nous dépasse tous. Désormais, je serai qui je suis, un mélanome de l’humanité voulu par l’Univers, et voici mon témoignage.

 

Tout d’abord, merci à NetGalley et aux éditions Librinova de m’avoir permis de découvrir ce thriller aussi sombre qu’ haletant !

J’ai voulu découvrir ce roman car le côté pathologie psychiatrique m’a vraiment intrigué.

Attention cependant, je me dois de vous avertir tout de suite, il n’est pas à mettre entre toutes les mains 🔞, mais je vous en reparle un peu plus bas.

Dès les premières pages, on se trouve happés dans la tête du personnage principal grâce à sa narration à la première personne. On devient ce « je » atteint de trouble schizotypique . On vit son combat entre son « masque social » et ses pensées et actions malsaines qu’il nomme si bien, ses« Vermines ».

Les chapitres sont courts et alternent entre le « moi » du présent, adulte, qui vit une romance dans son esprit avec sa collègue Adélaïde, et le « moi » du passé, de l’enfance à l’adolescence. On suit donc tout au long du récit sa découverte et son appropriation du mal qui le ronge, qui grouille au plus profond de son être, et sa façon de vivre avec, de « nourrir » ces vermines à travers des expériences qu’il met en place dans un crescendo extrêmement macabre.

Ainsi plongés dans les abysses d’une âme torturée, tourmentée, on se surprend à dévorer ce livre grâce à son écriture complètement addictive.

J’ai apprécié, entre différentes atrocités, y trouver quelques critiques de notre société. Notamment sur la consommation, quand il parle de son emploi dans un centre commercial qu’il qualifie de « fourmilière dédiée au superflu » et à sa critique de la pornographie quand il explique certains de ses passages à l’acte en disant « comme dans les films porno ».

Malgré tout, comme je le disais plus haut, âmes sensibles s’abstenir. Ce roman joue avec le pire de la psyché humaine et il est question ici de drogue/meurtres/mutilations/torture/agressions sexuelles/fétichisme…
C’est violent/gore/glauque/explicite et très cru !

En bref, j’ai apprécié la plume de l’auteur, aussi prenante que dérangeante, mais j’ai souvent dû me faire violence quant à l’horreur des thèmes abordés et le côté ultra malsain, parfois insoutenable, de ce récit.

PS : Je crois que je n’écouterais plus jamais Slayer de la même manière à présent, ou pas avant longtemps en tout cas ^^

Si vous souhaitez vous le procurer, vous pourrez le trouver ici

S.

 

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