L’héritage des rois passeurs, Manon Fargetton

Editions Bragelonne, 2015, 472 pages, ISBN  9791028106416

La dernière héritière d’une lignée royale doit fuir notre monde et retourner dans celui de ses ancêtres pour échapper aux hommes qui veulent l’éliminer. Là-bas, une princesse rebelle rentre chez elle pour prendre ce qui lui est dû : le trône d’Ombre. Voici l’histoire de deux femmes, de deux mondes imbriqués, de deux retours simultanés qui bouleverseront une fois de plus le destin tortueux du royaume d’Ombre. Coïncidence, ou rencontre orchestrée de longue date ?

Autrice française, Manon Fargetton, nous propose ici une plongée dans un roman de fantasy et un univers créés par elle et qui embarque le lecteur à travers les mondes après seulement quelques pages.

En effet, j’avais la curiosité de découvrir cette autrice après avoir entendu aprler d’elle sur Booktube mais surtout après être allé jeter un oeil sur le résumé de l’Héritage des Rois Passeurs et d’autant plus que Bragelonne proposait une édition à un prix vraiment dérisoire. Et je ne fus pas déçue!

Dès les premières pages, le mystère autour d’un héritage de pouvoir familial se met en place et pousse à avancer vite dans la lecture afin d’en savoir plus. Très vite, les actions s’enchaînent et l’intrigue prend de l’épaisseur avec l’arrivée de nouveaux personnages et la disparition de certains autres. Le récit se tisse d’abord en deux axes, avant que tout ne bascule et que chaque élément laisse présager de ce qui va s’emboîter afin de constituer un tout.

Les personnages aussi bien féminins que masculins sont tous intéressants et alors qu’ils présentent tous des particularités spécifiques, aucun n’est inutile au récit. La plupart ont des failles, doivent faire avec leurs passés, leurs blessures,… cela participe où a participé à la construction de ce qu’ils sont. Les personnages féminins sont particulièrement soignés. Enora, Ravenne/Elouane, Jana s’assument trés bien y compris parfois dans leur homosexualité, ce qui n’est pas si courant en fantasy. Elles tracent leur chemin de façon forte en étant parfois meneuse d’hommes et en étant reconnues pour leurs capacités. Cela est d’autant mieux amenés que le modèle sociétal présenté dans le récit est particulièrement mysogyne sous certains aspects .

Le système déique est également élaboré de façon assez inédite: l’ombre , la lumière et l’entre-deux (les limbes) n’étant pas forcément là où on les attend. L’univers n’est pas manichéen et n’épargne pas non plus les ressentis du lecteur.

L’écriture de Manon Fargetton est fluide, légère, et pourtant parfois directe et incisive. L’autrice fait preuve de sa capacité à embarquer le lecteur là où elle souhaite aller sans le perdre et alors que l’on sent que rien n’est laissé au hasard.

J’ai vraiment beaucoup apprécié la lecture de l’Héritage des Rois Passeurs, au point que je me suis procuré durant ma lecture, le second roman de l’autrice faisant partie du même univers (Les illusions de Sav-Loar). J’avais vraiment du mal parfois à lâcher le livre pour aller dormir et j’ai quitté à regret les personnages à la fin du roman, comme on quitte des amis avec qui on a partagé des moments importants.

Enfin, ce roman est, il me semble accessible à un large public, jeune comme moins jeune et sans la crainte de rencontrer un univers de fantasy difficile d’accès ou difficilement compréhensible pour les non-initiés. Je recommande donc sans hésitation cette lecture à qui veut passer un moment de lecture en s’évandant à travers les mondes.

G.

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