Prodigieuses créatures, Tracy Chevalier

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Editions Folio (2010) , 413 pages  

Titre original : Remarkable creatures (2009), traduction  Anne Neuhoff

 

« La foudre m’a frappée toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai »

Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces « prodigieuses créatures » qui remettent en question les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d’un milieu modeste se heurte à la communauté scientifique, exclusivement composée d’hommes. Elle trouve une alliée en Elizabeth Philbot, vieille fille intelligente et acerbe qui l’accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double de rivalité, elle reste, face à l’hostilité générale, leur meilleure arme.

Si toi aussi tu t’intéresses à des récits de femme qui mériteraient d’être connues davantage, je te présente Mary Anning ! Car oui, oui les personnages de ce roman ont pour la plupart réellement existé… même si leur histoire est ici romancée.

Mary Anning donc !

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Paléontologue anglaise qui a vécu de 1799 à 1847 (ouais autant dire qu’au niveau de la considération de la femme dans la société, c’était pas la meilleure époque… il paraît que maintenant ça va beaucoup mieux…)

Bref. La fille découvre quand même son premier squelette complet d’ichtyosaure (9m de long) à l’âge de 12 ans avec son frère sur une plage! Puis d’autres fossiles les années suivantes. (tu faisais quoi toi à 12 ans ?) .

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Et même si elle se fait pas mal arnaquer par des gens qui lui achètent ses fossiles une misère pour les revendre beaucoup plus cher, son travail a permis de grosses avancées en termes de connaissances scientifiques sur le sujet.

En ce qui concerne le roman de Tracy Chevalier, il aborde beaucoup de thèmes en prenant pour toile de fond les vies de Mary Anning et d’Elisabeth Philbot (elle-même chasseuse et collectionneuse de poissons fossiles. Oui on autorisait ce genre de passe-temps aux femmes de la haute société à l’époque. Il fallait bien qu’elles s’occupent les pauvres, surtout en étant une vieille fille de 30 ans !) L’amitié qui se crée rapidement entre ces deux femmes issues pourtant de deux mondes différents est solide bien que teintée parfois de jalousie et de rivalité. En ce qui concerne les hommes notamment.

Tu auras compris qu’il est donc, entre autre, question du destins de femmes fortes et volontaires prêtes à gratter la terre de leurs mains, à une époque où il était plutôt de coutume qu’elles occupent leurs journées en faisant de la broderie et en buvant du thé.

Evidemment, il est surtout question des recherches menées par Mary et Elisabeth et du combat qu’elles doivent mener pour se faire respecter de la communauté scientifique composée uniquement d’hommes (et même carrément interdite aux femmes) mais aussi du combat qu’elles doivent parfois mener contre leur propre entourage pour poursuivre dans la voie qu’elles se sont choisie. Bien sûr autant d’audace entraîne aussi le fait qu’elles ne se marieront jamais ni l’une ni l’autre (qui aurait préparé le souper ?).Ce n’est finalement qu’après de longues années que la travail de Mary Anning et ses connaissances scientifiques seront reconnus.

A travers ce roman, c’est également un panorama de la vie en société du 19e siècle en Angleterre qui nous ait proposé : les différences entre les classes, les croyances religieuses qui régissent la vie en société et qu’on ne peut pas questionner même lorsqu’on découvre un fossile vieux de milliers d’années.

J’ai beaucoup aimé ce livre dont j’ai dévoré les pages sans m’en rendre compte. J’ai apprécié ce récit de vie qui m’a permis de me plonger dans la société anglaise du 19e siècle décrite un peu différemment dont ce dont j’avais l’habitude , notamment d’un point de vue un peu plus féministe qu’à l’accoutumée.

G.

La vallée des loups

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Film français de Jean-Michel Bertrand (2017) 1h30

Il existe encore aujourd’hui en France des territoires secrets. Ce film est une quête personnelle, l’histoire d’un pari fou tenté par un passionné rêveur, un anti héros capable de briser toutes les barrières pour parvenir à son but : rencontrer des loups sauvages dans leur milieu naturel. Après trois années passées sur le terrain à bivouaquer en pleine nature par n’importe quel temps, le réalisateur parvient à remonter la piste des loups. Petit à petit, il observe, se rapproche et finit par se faire accepter par la meute. Contre toute attente les prédateurs magnifiques offrent alors un peu de leur intimité à ce drôle de personnage. Mais le film pose aussi la question des limites de cette intimité.

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Jean-Michel Bertrand nous offre ici la chance de participer en tant que spectateur à chaque moment d’une longue quête. Evidemment en tant que spectateur car ce qu’il réalise ne peut être qu’un cadeau offert à une minorité de chanceux initié.

Et pourtant, on est avec lui, nous partageons ses doutes, son énervement et son découragement lorsque rien ne se passe…on a froid, on supporte la pluie avec lui… mais surtout il nous permet ce luxe de partager ces temps, pratiquement des instants de grâce que la nature finit par lui consentir.

Surtout, nous prenons conscience de notre petitesse et de notre insignifiance face à tous ces paysages et cette nature intacte. Je crois que nous prenons aussi la mesure du point auquel notre vie est devenue « contre nature » parfois… et que prendre du temps pour s’effacer et juste observer ce qui se passe est terriblement enrichissant et porteur de leçons à retenir.

Ici ce n’est pas l’homme qui prend les choses de force mais la nature qui lui accorde quelques moments, comme un cadeau obtenu à force de patience et de persévérance, rien n’est facile. Pourtant, on rit aussi !

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Ce film nous permet aussi de constater la précarité de la place que nous laissons à cette nature discrète et délicate qui nous entoure et qui est pourtant d’une logique inouïe et donc précieuse à conserver.

Le tournage qui a eu lieu dans une vallée du massif des Écrins. Un lieu que le réalisateur, qui y a passé trois ans pour les besoins du film, tient à garder secret pour des raisons évidentes.

Un film magnifique tant au niveau du propos que des images et qui remet pas mal de choses en place.

G.

Humeur musicale – Acte 1

Aujourd’hui je suis d’humeur musicale, j’avais envie de musique quoi… Et je me suis dit que ça pouvait être sympa de partager ça avec toi. Oui, 2017 où l’année du partage !

Non? C’est pas ça? Ça sonnait bien pourtant….

      Un coup de cœur que je réécoute souvent : Monsieur Hubert-Félix Thiéfaine ! Je l’ai rencontré en 2012, je n’ai pas été déçue, autant sur scène qu’en coulisses il est génial ! Je n’ai pas une seule chanson préférée alors je t’en propose une parmi tant d’autres : Infinitives voiles

     Ensuite je vais te parler d’un magnifique projet symphonique : IMMORTELS, un album imaginé par Adrien Hermann avec le concours de Pierre Corbi. Que tu aimes ou pas la musique symphonique, cet album ne te laissera pas de marbre. Pour ma part, quand je l’écoute, je le vis, je le vois, je suis tantôt bouleversée, émue aux larmes, émerveillée… Je sens des couleurs chaudes, des étincelles féeriques, des instants magiques, des au revoir aussi… Bref, tu l’auras compris je suis conquise par tant de beauté : IMMORTELS, Extraits

     Après toutes ces émotions, j’ai besoin de dodeliner de la tête, je vais donc piocher dans mon shazam pour te proposer un morceau que j’ai découvert récemment, Canopée de Polo & Pan, duo parisien électro vraiment sympa : Canopée

     Je continue avec un titre de Jain que tu connais forcément, tu n’as pas pu passer à côté, même ma maman en est fan, ce titre rend hommage à Miriam Makeba, chanteuse militante anti-apartheid : Makeba

     Pour terminer un de mes chouchous depuis assez longtemps, qui commence aujourd’hui à être complet partout où il se présente. Je l’ai découvert dans une vidéo de la blogueuse Friendly Beauty et j’ai absolument craqué. Il s’agit de Mehdi alias Petit Biscuit jeune talent de la musique électronique et mon coup de cœur se porte sur : Sunset Lover

Et toi, quelle est ton humeur musicale aujourd’hui?

S.

Into the wild, Jon Krakauer

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Il avait renoncé au rêve américain. Pour vivre une aventure extrême. En 1992, le cadavre d’un jeune homme est découvert dans un bus abandonné en Alaska, au pied du mont Mckinley, loin de tout lieu habité. Fils de bonne famille, Chris McCandless aurait dû en toute logique devenir un américain bien tranquille à l’avenir sans surprise. Mais, dès l’obtention de son diplôme universitaire, il décide de partir à l’aventure. Après avoir fait don de ses économies à une œuvre humanitaire, il entame son périple sous un nom d’emprunt avec sa vieille voiture, qu’il abandonnera un peu plus tard. Il sillonne le sud des Etats-Unis, subsistant grâce à de menus travaux, avant de réaliser son grand projet: s’installer au cœur de l’Alaska, seul, en communion avec la nature. Mais on ne s’improvise pas trappeur, ni homme des bois… parcours dramatique d’un jeune homme qui a voulu vivre jusqu’au bout son impossible idéal.

Ce roman a fait l’objet d’une adaptation cinématographique réalisée par Sean Penn et l’on comprend pourquoi lors de sa lecture. Car oui, à la lecture de ce livre on a aussi envie de tout plaquer et de partir avec un sac à dos !

Forcément, les questionnements et réflexions  de Chris/Alex sur la société contemporaine sont de ceux qui parlent à pas mal de monde. L’écriture au ton journalistique – de fait, puisque Jon Krakauer est journaliste et que c’est ici une véritable investigation qu’il mène sur les traces de ce jeune homme qui a disparu sans prévenir sa famille, du jour au lendemain – nous pousse à aller plus loin pour connaître la suite de l’histoire (même si d’emblée, on sait que cette aventure ne finit pas bien).

Si le film nous donne à voir des images de la nature grandiose que parcourt le personnage principal, le livre apporte de son côté davantage d’approche humaine. On parcourt les témoignages et ressentis des personnes qui ont rencontré Chris/Alex pendant son périple et cela est d’autant plus poignant que l’on sait que ces gens sont bien réels, jusqu’aux parents du jeune homme que l’on accompagne lors d’un chapitre de fin, au lieu même où leur fils a trouvé la mort.

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Un moment agréable passé avec ce livre qui permet de voyager en imagination et amène malgré tout à des réflexions un peu plus profondes qu’il n’y paraît.

« Il y a tant de gens qui ne sont ps heureux et qui, pourtant, ne prendront pas l’initiative de changer leur situation parce qu’ils sont conditionnés à vivre dans la sécurité, le conformisme et le conservatisme, toutes choses qui semblent apporter la paix de l’esprit, mais rien n’est plus nuisible à l’esprit aventureux d’un homme qu’un avenir assuré »

G.

De bons présages, Terry Pratchett & Neil Gaiman

Prière de s’y intéresser avant la fin du monde…

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De bons présages… c’est exactement ce à quoi on pense lorsqu’on voit les noms de Terry Pratchett et de Neil Gaiman associés sur une couverture de roman.

L’histoire… c’est celle de la préparation de la fin du monde par toutes les forces mystiques concernées… c’est celle de l’affrontement entre le Bien et le Mal… c’est celle du quotidien d’une bande d’enfants désobéissants pendant les grandes vacances d’été. Les personnages sont aussi variés que stéréotypés et très régulièrement ridicules et pourtant attachants et par un bon tour de force réussissent à cohabiter dans un même récit. (mention spéciale pour les quatre motards de l’Apocalypse (avec la participation d’un personnage archi connu chez Pratchett)) !

Mais surtout, (ce qui me fait invariablement beaucoup apprécier ces auteurs, c’est que leur humour n’est jamais gratuit ou désintéressé) cette lecture est l’occasion de questionnements beaucoup plus profonds qu’il n’y paraît sur l’avenir de l’espèce humaine, sur ce que nous faisons subir à notre planète et dont nous ne semblons pas vraiment prendre mesure où nous en inquiéter.

C’est la parole d’un enfant qui s’interroge et comprend finalement très bien les enjeux des guerres mondiales et ceux de la politique internationale.

Mais bien sûr puisque que tout cela est amené par Messieurs Pratchett et Gaiman, il faut arriver à lire entre les lignes d’une écriture (sans surprise) très fine. Comme à l’accoutumée chez ses deux auteurs, à chaque détour de page une référence, de l’humour noir et caustique, une métaphore ciselée font que l’on rit beaucoup durant cette lecture mais que l’on en sort aussi moins bête ! (même si on se dit que l’on est quand même probablement passé à côté d’un paquet de subtilités distillées ici et là).

Pas étonnant quand on a déjà un peu lu les deux auteurs séparément et malgré l’écriture commune on ne se perd pas et on reconnaît les habitudes littéraires de chacun.

« Si vous voulez imaginer le futur, imaginez un petit garçon, son chien et ses amis. Et un été qui n’en finit pas.

Et si vous voulez imaginer le futur, imaginez une botte…non imaginez un tennis aux lacets défaits qui tape dans un caillou ; imaginez un bâton, pour tâter les objets intéressants, pour le lancer à un chien qui le ramènera ou pas, selon son humeur ; imaginez un sifflotement sans mélodie, qui massacre une malheureuse chanson populaire jusqu’à la rendre méconnaissable ; imaginez une silhouette dont la moitié est un ange, la moitié un démon, et le tout est humain…

…qui fait route, épaules avachies, vers Tadfield.

…pour toujours. »

 

G.

Voyage à NANTES

où on a vu des créatures étranges

et où on a découvert tout le travail de ce Monsieur qui s’appelle François Delarozière

 

où on a redécouvert le carrousel pour enfants…

et pour adultes…

où on a trouvé un havre de paix (en plein centre ville) plein de poésie et d’humour…

où (quand même) on est allé jusqu’à l’océan

et où pas très loin de là on s’est retrouvé plongé dans une ambiance celtique

 

et où quand même on a aussi croisé Jules Verne

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Malgré cela, un weekend reste bien trop court pour voir tout ce que Nantes a à offrir… nous y retournerons volontiers rapidement!

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G.

La couleur du lait, Nell Leyshon

la pauvre paysanne a plus de ressources que vous ne le pensiez?

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En cette année 1831, Mary, une fille de 15 ans entame le tragique récit de sa courte existence: un père brutal, une mère insensible et sévère, en bref, une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset.

Simple et franche, lucide et impitoyable, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu’on l’a envoyée travailler chez le pasteur Graham, afin de servir et tenir compagnie à son épouse, femme fragile et pleine de douceur.Elle apprend avec elle la bienveillance, et découvre avec le pasteur les richesses de la lecture et de l’écriture. mais aussi l’obéissance, l’avilissement et l’humiliation. 

Finalement, l’apprentissage prodigué ne lui servira qu’à écrire noir sur blanc sa fatale destinée. Et son implacable confession.

C’est à travers l’écriture de Mary, malhabile et brute, que nous découvrons le récit de son existence. Une vie de fille de ferme,  issue d’un père entouré de filles alors qu’un garçon c’est tellement plus utile et intelligent quand même !

En plus, Mary a une patte folle et elle parle beaucoup trop pour une femme ! Du coup, eh ben à la première occasion on la loue au pasteur pour qu’elle aille voir ailleurs si j’y suis et rapporter un peu d’argent au passage… ça ne mange pas de pain.

Et puis bon,  on découvre aussi que Mary ne sait ni lire, ni écrire, ni compter puisqu’elle n’est jamais allée à l’école… ben non, ça ne servait à rien, on avait besoin d’elle pour travailler à la ferme. Et puis, elle se repère assez bien par rapport au soleil pour organiser sa journée (quand il fait jour, on se lève pour aller travailler, quand il fait nuit on va dormir…)

Bref, une vie de jeune femme épanouie entre caca de vache et caca de poule, jusqu’au jour donc, où Mary doit aller travailler chez le pasteur du village, afin d’aider aux tâches de la maison car la femme du pasteur est très malade.

Et là, au début, on se dit que ça va la sortir un peu de sa ferme et lui faire découvrir la vie, qu’elle va être plus heureuse. On a envie d’y croire, si bien qu’on ne comprend pas vraiment pourquoi Mary veut absolument rentrer dans sa famille. Il y a bien le fils du pasteur qui lui fait des avances régulièrement mais à part ça rien de méchant.

Et puis le fils quitte la maison. Et puis, la femme du pasteur décède. Et puis le pasteur se retrouvant seul, congédie l’autre bonne de maison n’en ayant plus vraiment l’utilité ni les moyens de la payer.

Et puis, le pasteur prend Mary sous son aile et lui apprend à lire et à écrire, si bien qu’elle commence à trouver un intérêt à sa vie, la gueuse !

Et puis,…  Non je ne peux pas raconter la suite, sinon il n’y aurait plus aucun besoin de lire ce livre alors que ce serait vraiment dommage de passer à côté !

Oui, car au-delà du fait qu’il nous remet en mémoire, (à nous femmes !) que notre sort a considérablement évoluer au fil des siècles, ce roman nous rappelle gentiment qu’il reste du chemin à faire.

Un bon moment de lecture qui ne finit pas bien (autant vous le dire tout suite) !

G.

Un français

Deux français, trois français,….

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Film français , durée :1h38, réalisé par Diastème
Avec Alban Lenoir, Samuel Jouy et Paul Hamy

Avec ses copains, Braguette, Grand-Guy, Marvin, Marco cogne les Arabes et colle les affiches de l’extrême droite. Jusqu’au moment où il sent que, malgré lui, toute cette haine l’abandonne. Mais comment se débarrasser de la violence, de la colère, de la bêtise qu’on a en soi ? C’est le parcours d’un salaud qui va tenter de devenir quelqu’un de bien.

J’avais très envie de voir ce film, surtout depuis que la plupart des salles de cinéma, suite à la diffusion de sa bande annonce, avaient décidé de le boycotter et donc de ne pas le diffuser. Pourquoi ? Car jugé trop violent ?!

Certes, certaines scènes sont violentes et choquantes et l’on ressent une certaine impuissance à les regarder et se dire que de tels faits ont eu, où ont encore effectivement lieu. C’est bien là que le bas blesse… cette violence qui nous ai donné à voir n’a rien d’imaginaire !

A travers le déroulement de la vie de Marco, de jeune adulte à père de famille séparé, c’est bien l’évolution de notre société qui défile devant nos yeux. Force est de constater que les idéologies dont le personnage principal tend à se détacher tout au long du film, sont réelles et de plus en plus banalisées dans notre quotidien.

A travers les regrets de Marco et le mal-être auquel il n’arrive pas à échapper, on s’attache malgré tout au personnage.  On assiste à son évolution, au fil des rencontres qui jalonnent son parcours et le font évoluer mais le laisse finalement très seul. Surtout, on comprend qu’il ne s’est pas attaché à une idéologie néo-nazi ou fasciste par conviction mais davantage pour fuir un mal-être, un contexte familial pesant et trouver une appartenance et une reconnaissance auprès de ses pairs. Pourtant, loin d’y trouver un mieux-être, c’est plutôt une forme d’angoisse qui va le pousser à s’ouvrir aux autres et à changer de façon de penser les choses.

Je pense qu’il est important de voir ce film, (par ailleurs pas plus violent qu’un American History X (par exemple)), ne serait-ce que pour y trouver matière à réflexion et peut-être ouvrir les yeux sur la violence réelle qui fait notre quotidien.

G.

 

J’ai mal à la tête !

Trucs et astuces pour mieux vivre sa crise de migraine

Il est 8h30 ce beau matin d’été, j’ai déposé le Chéri au boulot, pris 3 cafés, me suis perdue dans les méandres de l’internet, je suis prête à affronter le monde et …

Ah bah nan en fait…

Photo le 20-07-2016 à 10.29

Faut que j’te parle d’une vieille amie, la Migraine. Elle a choisi de me rendre visite en ce beau matin, comme trop souvent à mon goût.

Je te plante le décor, on a découvert mes premières migraines quand j’avais 12 ans : violentes douleurs accompagnées de raideurs de la mâchoire et de vomissements (so glam’). Depuis, cette « amie » me rend visite plusieurs fois par mois et je dois m’en accommoder et continuer de vivre le plus normalement possible. Je pense que tu sais de quoi je parle, tu en souffres peut-être toi aussi, c’est pourquoi je partage avec toi quelques astuces pour t’aider à passer ce moment sans trop souffrir ni se gaver de cachets à s’en détruire le foie ou les reins.

  1. Si possible je prends de la distance avec le monde qui m’entoure, je me mets au calme et dans un endroit sombre.
  2. Je détache mes cheveux : fini l’élastique qui tire, le chignon qui appuie sur le crâne ou la queue de cheval qui pèse sur les cervicales.
  3. Je dépose une goutte d’huile essentielle de Menthe poivrée sur chaque tempe. Attention: La menthe poivrée peut être dangereuse, ne pas l’inhaler ni en mettre plus d’une goutte en prenant soin de ne pas s’approcher trop près des yeux ! A éviter pour les femmes enceintes et les enfants (évidemment).
  4. Je croque une poignée d’amandes : Elles sont gorgées de magnésium et de salicine qui est de la même famille que la molécule de l’aspirine.
  5. Je bois du café, mais ça c’est comme d’habitude en fait^^
  6. Je mets mes écouteurs, me connecte à Youtube et écoute une vidéo adaptée comme celle-ci : Headache Relief Meditation Binaural Beats
  7. J’essaie de ne pas me crisper, donc je me détend, je fais un câlin aux chats, je demande au Chéri de caresser ma tête, mes épaules.
  8. Selon le type de migraine j’applique des compresses chaudes sur la nuque et/ou froides sur le front ou les deux en même temps ou encore en alternance.

Voilà en gros ce qui me permet de passer ce moment désagréable le mieux possible, il n’y a pas vraiment d’ordre pour appliquer ces astuces, fais comme tu le sens.

En bonus je te propose aussi le bisouguéritout, arme ultime contre les bobos en tous genres !

Et toi, quelles sont tes astuces pour traverser la crise ?

S.